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RĂ©sumĂ©: De "Annihilation” à "Shock and Awe” – la discussion des doctrines aux USA

Friedrich Korkisch

Les règlements sont des lignes de conduite obligatoires ayant un caractère de doctrine pour une armée qui, en raison de son volume et de sa diversité, doit présumer un comportement standardisé à (presque) tous les niveaux de commandement. Plus on monte dans le niveau de commandement, plus les règlements doivent conserver un caractère général. Malheureusement, la politique s’immisce régulièrement dans les détails de l’opération ; elle décline alors ce que la logique militaire pourrait imposer ; les manuels, les doctrines, l’expérience sont, le cas échéant, supprimés.

Il n’existe aucun domaine de commandement militaire des forces armées américaines qui soit aussi flou que la notion d’opération. Pour les forces armées US, une opération est l’ensemble des mesures pour atteindre un objectif d’opération précis. Ainsi, un conflit apparaît avec le schéma de classification, valable jusqu’alors, « stratégie-opération-tactique », tel que cela est d’usage dans les théories de la guerre européennes ou allemandes, ou respectivement dans les théories de commandement. En ce qui concerne le commandement, on s’est longtemps trouvé aux USA dans un état d’improvisation d’amateurs, complété par des hommes géniaux et des moments qui ont aidé a faire des guerres de telle manière qui rendirent les défaites supportables et les victoires durables.

Aux USA, la notion de « doctrine » apparut en rapport avec la guerre aérienne du début des années 30, bien que les notions « principles », « fundamentals » et aussi « concepts » étaient utilisés dans les règlements. Une doctrine était une interprétation actuelle de principes et d’actions qui avaient semblé idéal. Les doctrines doivent aider lors de l’élaboration de stratégies, tout comme les stratégies influencent également les doctrines. Les doctrines dirigent les organisations, la formation et aussi les fixations techniques d’un but. Les doctrines sont constituées de deux éléments : un domaine de normes établies, logiques que l’on peut également nommer « principes de la guerre » et un domaine qui s’adapte en permanence aux possibilités techniques et, de ce fait, un domaine de principes changeants.

L’idée américaine du commandement de la guerre était offensive après la guerre civile et ce jusqu’à la guerre du Vietnam. L’attaque était la seule chose qui passait pour pleine de sens et prometteuse de réussite, la défense étant considérée comme « non américaine ». Toutes les guerres que les USA ont pu, ou dû mener hors du continent américain étaient, dans le cas idéal, une guerre d’attaque.

La victoire sur les Britanniques lors de la guerre d’indépendance, fut aussi le résultat de la grande usure des troupes britanniques par un ennemi dont la professionnalité était faible dans les combats réguliers, mais cependant très forte dans les combats « irréguliers ». Pendant la 1ère Guerre mondiale, les USA purent user l’ennemi en employant du matériel. Ceci continua à se renforcer pendant la Seconde Guerre mondiale. Le génie du commandement militaire se retrancha derrière la capacité d’utilisation du matériel présent de manière optimale. Ceci eut pour conséquence le fait que le ravitaillement en matériel des forces armées eut la priorité sur toutes les autres planification de la guerre.

On doit la doctrine de « l’annihilation » au Général Grant. C’est l’essai de battre un ennemi grâce à la supériorité en nombre et en matériel, voire de l’anéantir. La doctrine de « force décisive » présuppose le rassemblement de forces qui sont, a priori, supérieures à l’ennemi ; elle a mené les USA a ne passer à l’offensive que lorsqu’ils ne disposaient que de forces suffisamment puissantes leur garantissant une supériorité.

La doctrine de lutte contre le centre de gravité de John Warden est basée sur l’utilisation du potentiel de guerre aérienne pour éliminer l’appareil de commandement de l’ennemi dès le début de la guerre. Cette idée fut transposée dans le plan « instant thunder » contre l’Irak en 1990 et se retrouve aujourd’hui dans tous les concepts de guerres aériennes et terrestres.

Le concept du « choquer pour se faire respecter » appliqué lors de la guerre en Irak en 2003 met à profit les évolutions technologiques des dernières années et prône l’occasion d’une dominance rapide sur l’ennemi grâce à la reconnaissance, le mouvement et la puissance de feu ainsi que l’utilisation de forces supérieures (forces décisives) afin d’abattre l’adversaire avec des munitions de précision.



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