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Résumé: Va-et-vient entre plume et épée

Dieter Kollmer

Depuis 1806, la formation des officiers prusso-germaniques était un mélange de théorie et de pratique en mutation régulière; l’élève-officier apprenait en principe d’abord l’outil pratique de son arme à tous les échelons militaires afin d’enrichir ces expériences, par la suite, avec des connaissances théoriques acquises dans des stages spéciaux pour officiers.

Les réformateurs de l’armée prussienne de 1808, avec Gerhard von Scharnhorst à leur tête, ont ancré l’importance de la culture générale pour les officiers dans la formation des officiers allemands. Cette formation des officiers reformée dans le sens de Scharnhorst contredisait toutefois foncièrement la représentation du corps des officiers de l’Armée prussienne très attachée à ses traditions et qui recrutait en majeure partie dans l’aristocratie terrienne. La conséquence à cela fut une dualité dans la formation de la relève des officiers entre une formation théorique à l’extrême et une formation purement pratique. Les conséquences furent un corps officier prussien hétérogène au plus haut degré.

De 1871 à 1918, dans le Saint Empire Romain Germanique, la formation passait pour acquis civique que les officiers nobles tenaient pour incompatible avec les intérêts pratiques de l’Armée.

Le travail des officiers orientés vers la réforme et qui avaient jugé une formation scientifique comme partie importante de la formation des officiers fut ainsi rapidement réduit à néant. La note fut présentée lors de la Première Guerre mondiale lorsque des officiers ne purent pas analyser les décisions militaires en considération des développements futurs. La plupart des officiers n’avait pas été suffisamment préparés à la complexité d’une guerre à l’époque industrielle; la flexibilité et l’imagination dans le commandement dans le sens de Clausewitz restèrent l’exception.

Dans la République de Weimar de 1921 à 1933, on poursuivit une organisation de restauration de l’armée, plus de 80% des élèves-officiers de l’armée de l’empire fortement réduite étaient détenteur du baccalauréat. Bien à l’encontre de cela, la formation politique et la culture générale des élèves-officiers furent réduites à un minimum, ce qui ne facilita pas forcément le jugement de la situation politique en Allemagne.

Après la prise de pouvoir par les Nationaux-socialistes, ceci s’attachèrent à agrandir de manière véhémente le corps des officiers, ce qui permis l’accès à la carrière des officiers à certaines classes qui n’auraient autrefois pas été jugés «capable de devenir un officier». Lors de la Deuxième Guerre mondiale, alors que toujours plus de pensées nationales-socialistes avaient coulé dans la formation des officiers, seule la justification de l’épreuve militaire comptait en tant qu’admission à la carrière d’officier.

Après 1955, les politiciens voulaient d’emblée empêcher que la formation des forces armées de la 2e République allemande ne soit accomplit de manière séparée des relations politiques comme ce fut le cas lors de la République de Weimar. Pour cela, le concept de «conduite intérieure» fut développé, il voyait le soldat en tant que citoyen en uniforme et l’accent était mis sur la formation et la formation continue politique, la gestion humaine, le droit de la défense et l’ordre disciplinaire. A partir des années 60, le baccalauréat fut imposé comme condition de sélection et en 1973, les deux académies de la Bundeswehr furent fondées. Le passage de diplôme de celle-ci est aujourd’hui une condition pour obtenir une haute position de commandement dans la Bundeswehr.

A l’avenir, il va être important que la formation des officiers de la Bundeswehr ne soit plus uniquement orientée sur la pratique en raison des soit-disant «exigences des missions». Afin de pouvoir interpréter et évaluer correctement des faits complexes, il est nécessaire d’avoir une formation compétente et adéquate au plus haut niveau, c’est à dire en plus d’une excellente formation militaire également une vaste formation théorique et l’entraînement de l’intellect. Car, seul celui qui peut couvrir les conséquences de ses actions est capable de prendre les décisions adéquates.



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