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Résumé: Héritage soviétique et politique de sécurité russe en Asie centrale

Markus Brach-von Gumppenberg

Après l‘acquisition soudaine de l‘indépendance au début des années 90, les républiques d‘Asie centrale se virent brusquement confrontées à une situation précaire en matière de politique de sécurité. La création de la CEI promettait stabilité et maintien de l‘influence soviétique ou russe, qui était d‘une importance essentielle pour la dénucléarisation de la région.

A cause de sa situation stratégique et d‘une forte proportion de population russe, les relations entre Moscou et le Kazakhstan ont toujours été très étroites ; le Kazakhstan prête son concours à un système commun de défense aérienne, loue le cosmodrome de Baïkonour à la Russie et coopère pleinement à la sauvegarde d‘intérêts en matière de sécurité. Le Kirghizistan recèle des gisements d‘uranium, dont la Russie se porte acquéreur et Moscou rétribue le stationnement de troupes russes sur la base de Kant, tandis que les E.-U. paient un prix élevé pour l‘utilisation de l‘aéroport de Manas. Les deux bases servent à la lutte contre le terrorisme en Asie centrale.

Une présence militaire russe est aussi un élément stabilisateur au Tadjikistan ; c‘est une affaire de tradition qui remonte à la guerre en Afghanistan. Aujourd‘hui, les troupes russes servent de protection de la frontière avec l‘Afghanistan ou de troupe pour la paix après la guerre civile dans le pays ; le stationnement de troupes régulières, objet d‘une toute récente convention, dénote des projets russes à long terme. La coopération en matière de politique de sécurité entre Moscou et le Turkménistan, dont l‘intégration dans l‘URSS fut la moins marquée, laisse une empreinte bien moindre. Le Turkménistan n‘a jamais adhéré à l‘OTSC ‑ Organisation du Traité de Sécurité collective ‑ et ne craint pas, même aujourd‘hui, de prendre de la distance par rapport à Moscou.

Dans les relations bilatérales entre l‘Ouzbékistan et la Russie, on distingue des phases nettes, dont la première fut caractérisée, jusqu‘à l‘indépendance de la République soviétique, par une interférence étroite de l‘industrie de l‘armement et l‘extraction de l‘uranium. La coopération de nature militaire fut, ensuite, tout d‘abord étroite ; au milieu des années 90, l‘Ouzbékistan rechercha, cependant, des alternatives et se rapprocha des positions occidentales. En 2001, l‘Ouzbékistan adhéra à l‘OCS ‑ Organisation de Coopération de Shanghaï ‑ et se lança dans une politique d‘équilibre entre l‘Ouest et l‘Est. Toutefois, depuis le printemps 2005, un net détachement par rapport à l‘Ouest est perceptible.

D‘une manière générale, on constate que l‘Ouest perd de son influence en Asie centrale au bénéfice de la Chine, parce que les questions des droits de l‘Homme ou de la démocratie ne revêtent pas la même importance qu‘à l‘Ouest. Il convient de considérer l‘Asie centrale d‘une manière globale et pas seulement dans les conditions de la guerre contre le terrorisme.



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